Le Festival de Cannes de Frédéric Mitterrand

Publié le par Christophe

Quatrième de couverture

"Quand on n'a pas grand-chose à y faire, le Festival de Cannes est une drogue dure de la jeunesse, elle donne l'illusion que l'on s'amuse au cœur du monde. C'est difficile de décrocher, ça prend du temps et ça demande des efforts mais je m'étais juré il y a quelques années que je n'y retournerais pas tant que je n'aurais pas un film à présenter ou un projet précis à défendre. Promesse à soi-même non tenue puisque je reviens afin de présider un jury d'enseignants et que je suis encore en train de me demander si ce n'est pas un prétexte pour me libérer de cet engagement secret. Après une longue abstinence que je n'ai pas mise à profit pour devenir le nouveau Spielberg, j'adopte le profil discret du cinéphile de base qui me permettra peut-être de surmonter la nostalgie des ambitions perdues et de faire la paix avec les regrets et les souvenirs. Il y en a tant qui remontent à la surface. "

 

Après le 1er tome de son autobiographie, La Mauvaise Vie, Frédéric Mitterrand nous offre avec son nouveau livre une autre variation mais d’une qualité bien moindre. Cette fois, il nous emmène à Cannes, lors du festival millésime 2006, point de départ de ce nouvel opus intime où l'on croise Sean Flynn (le fils de...), Anna Magnani et Pedro Almodóvar, Rita Hayworth, Wim Wenders et tant d'autres.

Invité à présider un jury d'enseignants autour de l'édition 2006 du Festival, Frédéric Mitterrand est retourné à Cannes, où il ne venait plus depuis des années. Durant cette Quinzaine, il est allé voir les films en compétition, a renoué, pas dupe, avec les petits rituels mondains et le " grand cirque " de Cannes. Journée après journée, il nous en livre ses carnets : rencontres, impressions, portraits de personnalités, réflexions de cinéphile ; mais aussi les souvenirs (souvent intéressants mais pas toujours), très personnels (parfois trop), que mémoire et mélancolie réveillent en lui. Sous le strass du Festival, que cet amoureux du cinéma dépeint avec son regard à la fois ultrasensible et acéré, on retrouve en petite forme l’auteur de La Mauvaise Vie. Certaines digressions sont en effet passablement ennuyeuses. En revanche les deux récits qui encadrent les carnets sont particulièrement attachants. On y retrouve le talent et la sincérité de son précédent livre.

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Publié dans desiderio

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