Transphotographiques de Lille

Publié le par Christophe

Tri Postal Lille

Les rapports entre la photographie et le cinéma sont le thème du sixième festival Transphotographiques, qui se tient à Lille et dans quatre autres villes des environs, depuis le 10 mai, et ce jusqu'au 17 juin. Le festival, dont l'exposition vedette rend hommage à Léo Mirkine, demeure le plus important en France, après celui d'Arles. Cet événement a également lieu à Lambersart, Roubaix, Valenciennes et Courtrai, en Belgique. Il couvre, au total, 100 expositions, 70 dans le "in" et 30 dans le "off", toutes gratuites, "et dans les plus beaux lieux de la région", selon le président du festival.

Léo Mirkine, photographe franco-russe installé à Nice, est devenu l'intime des stars, en couvrant toutes les éditions du festival de Cannes, jusqu'à sa mort en 1982, de même que des tournages sur la Côte d'Azur. Environ 200 photos seront exposées au musée de l'Hospice Comtesse, dans le Vieux-Lille. A l'occasion, les éditions Flammarion éditent un catalogue de 500 photos de celui qui a inventé le métier de photographe, sur les plateaux de tournage de Jean Renoir ou Abel Gance, avant-guerre, et a été le témoin privilégié de l'âge d'or du cinéma, après-guerre.

En dehors de Lille

Au palais Rihour, à Lille, les cinéphiles apprécieront aussi le travail de Lucien Clergue, parrain de cette édition, sur le tournage du Testament d'Orphée en 1959, le dernier et le plus déroutant des films de Jean Cocteau. Agnès Varda présente des "Images commentées (ou pas)", suite de films et de photographies, composée de manière très personnelle par la réalisatrice, à la Maison-Folie de Moulins de Lille. Parmi les découvertes les plus étonnantes au Tri postal de Lille, des photographies des carnets du réalisateur Gilles Porte (Quand la mer monte) et le hors champ du cinéma X, dans Pornoland par Stefano de Luigi.

A Lambersart, une collection privée montre les premiers paparazzis à l'œuvre, à Rome, dans les années 1960. A Roubaix, toute l'équipe de tournage d'un film américain passe nue, avec son outil de travail, devant l'objectif de Roger Arpajou (Quand l'accessoire devient indispensable). Valenciennes s'attaque au cinéma via l'inventeur de la stroboscopie, Harold Edgerton (Montrer l'invisible). Enfin Courtrai consacre une rétrospective à Walter Carone, photographe des stars pour Paris-Match, à la même époque que Mirkine.

http://www.transphotographiques.com/

http://www.cahiersducinema.com/article1097.html

www.sfrjeunestalents.fr

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Publié dans desiderio

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