Cinéma indien

Publié le par Christophe

          Le mot Bollywood résulte de la combinaison de Bombay et de Hollywood, les symboles planétaires de l'industrie cinématographique. Ainsi Bollywood est le nom donné à la capitale de l'industrie cinématographique indienne basée à Bombay (Mumbai). Un Bollywood met en scène la plupart du temps un amour mélodramatique pur et prude et se caractérise par des passages chantés et dansés. Actuellement, les studios de Bombay sont les plus importants au monde en nombre de films tournés. Bombay est aussi un centre important pour la production et l'édition des films indiens. http://alterculture.free.fr/hindi-bollywood.htm

Mes "Bollywood" préférés :

          Il serait ridicule toutefois de réduire le cinéma indien aux seuls films produits à Bollywood. Il existe des films indépendants appelés en Inde "cinéma parallèle" (=cinéma d'auteur). On peut penser aux films de Satyajit Ray (la trilogie d'Apu) et de Mira Nair (Salaam Bombay ou bien encore Le Mariage des Moussons). Les oeuvres de ces réalisateurs sont diffusées en Inde dans le cadre de festivals et à l'étranger où ils recoivent les faveurs du public et de la critique.
 A noter la sortie le 10 janvier prochain du "Petit peintre du Rajasthan".

Un ouvrage de référence :

"Bollywood film studio ou comment les films se font à Bollywood"

Emanuel Grimaud, Editeur : Cnrs, Collection : Monde Indiens. Sciences Sociales
Parution : 27/01/2004

Pour découvrir les films de Bollywood voici quelques liens utiles :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bollywood 

 http://bollywood.over-blog.net/

 

Retrouvez toute la programmation du cinéma indien sur le programme lille3000 à télécharger ici

 Le Petit peintre du Rajasthan

 

Date de sortie : 10 Janvier 2007

Synopsis :

Aniket, cadre moyen stressé et peu affable, vit avec sa femme Malati et leur fils unique Anirudh à Poona, une petite ville indienne qu'il quitte chaque jour à l'aube pour un long voyage en train jusqu'à Bombay où il travaille.
Un jour, sans aucune explication, il ordonne à sa femme de rassembler les affaires d'Anirudh pour partir en voyage. Ils prennent le train jusqu'à Shekhawati, une ville du Rajasthan, coincée au milieu du désert et comme habitée par la magie des superbes fresques traditionnelles qui ornent les murs des maisons et palais.
C'est là qu'habite la mère d'Aniket. Ce dernier doit se rendre à l'étranger et comme sa femme travaille aussi, il n'y a personne pour s'occuper d'Anirudh jusqu'à son retour. La vieille femme accepte avec joie de s'occuper de ce petit-fils qu'elle connaît à peine...
  

 

Note d'intention du réalisateur
Le cinéaste Rajkumar Bhan explique les intentions du Petit peintre du Rajasthan : "Mon film traite de la survivance des valeurs ancestrales à travers un enfant victime de la déchirure d'un pays en route vers la modernité, de leur transmission, mais aussi de leur perte. Il touche en cela à un thème universel que j'aborde pourtant dans le cadre spécifique de la culture du Rajasthan et de la pensée indienne. L'onirisme, les prémonitions, les références aux dieux y occupent une place importante, car ils font partie intégrante de la vie quotidienne des gens de la région où se déroule l'action du film."
Principale source d'inspiration : les classes moyennes en Inde

Les personnages du film sont inspirés de la vie quotidienne des classes moyennes en Inde. Ainsi, la vie citadine d'Anirudh et les ambitions de ses parents qui travaillent dur pour réaliser leurs rêves, le condamnent à la solitude. Grâce à sa grand-mère, il échappe à cette solitude et trouve une identité en se définissant une place dans sa famille et un rôle dans la société. Il est attaché à ses parents, mais leurs choix de vie interdisent toute véritable relation. C'est au contact de la tradition familiale qu'il retrouve le sens de la filiation. Les relations qu'il entretient avec sa grand-mère témoignent d'une grande maturité. Il ne lui réclame jamais rien, mais au contraire partage tout avec elle, s'enrichit des bienfaits de leur intimité naturelle.
La signification du nom des personnages
En Inde, et plus particulièrement dans le nord du pays, chaque prénom a une signification. Le prénom d'un enfant est choisi dans les 6 jours qui suivent sa naissance. Le prêtre calcule alors la position des planètes, calcul astrologique qui décidera de son prénom. La tradition, très forte, veut aussi qu'on n'appelle jamais les personnes âgées par leur prénom mais toujours en fonction de leur situation familiale ou sociale.
Anirudh, en Hindi, veut dire : celui que rien ne peut arrêter et qui va toujours de l'avant.
Le sens de Aniket évoque une personne dont la place n'est pas encore fixée dans le monde et qui se trouve détaché de ses racines.
Malati évoque d'abord le clair de lune, de façon très douce. La signification du nom de la femme d'Aniket se veut très symbolique.
Le nom de "grand-mère" étant très important et porteur de sens dans la société indienne, on ne nomme pas la grand-mère par son prénom.
Repères
Dans ce film, il est question de trois villes sur lesquelles il est intéressant de se pencher :
Poona (Etat du Maharashtra) est l'une des plus importantes villes-satellites du Sud de Bombay. Depuis de nombreuses années, cette ville subit des changements radicaux. Dans le scénario, elle représente ces villes dortoirs dans l'orbite des mégalopoles indiennes.
Bombay est la capitale économique et commerciale de l'Etat du Maharashtra. C'est aussi "l'Eldorado" pour ceux qui recherchent un travail et l'espoir d'une vie meilleure. C'est la ville indienne qui attire le plus grand nombre d'émigrants chaque année. Les autorités municipales ne peuvent pas faire face à un tel afflux de population, les équipements et les logements font cruellement défaut. Des dizaines de milliers de personnes qui travaillent à Bombay n'ont pas les moyens d'y vivre. Les transports publics sont insuffi sants, aux heures de pointes, les trains débordent de passagers au point que certains voyagent au péril de leur vie sur les toits des wagons. A l'instar de nombre d'autres grandes cités en voie de développement, Bombay fait peser un énorme stress sur ceux qui y vivent ou y travaillent.
Située au coeur du désert du Thar, Fatehpur Shekhawati (Etat du Rajasthan) est souvent qualifiée de galerie d'art à ciel ouvert. Son architecture présente un mélange typique de styles indiens et persans. Une tradition de peinture murale s'y est épanouie depuis le 17ème siècle. Les Chejaras, une caste de peintres-bâtisseurs ont habillé les plus nobles édifices d'innombrables fresques d'une grande beauté. Peu à peu, leurs mécènes ont quitté la terre natale pour s'installer dans les métropoles. Les Chejaras, à l'exception de quelques-uns qui maintiennent la tradition, n'ont eu d'autre choix que de se tourner vers d'autres professions. Dans le film, la ville représente un patrimoine culturel menacé par un monde moderne privé de mémoire.

 

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Publié dans desiderio

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